Recours contre les fermetures administratives d'établissements

Avocat expert en droit administratif, Me Eizer Souidi vous explique la procédure de recours contre les fermetures administratives, sa stratégie de défense sur mesure et l'intérêt pour vous d'être accompagné par un avocat.

 

Me Eizer Souidi intervient dans de nombreux dossiers de contestation de fermetures administratives devant les Tribunaux Administratifs et les Cours Administratives d'Appel.

En cas d'urgence, contactez Me Eizer Souidi sur sa ligne directe.

Pour des exemples de décisions obtenues par Me SOUIDI en matière de contentieux des fermetures administratives, vous pouvez télécharger ci-dessous des décisions obtenues par le cabinet.

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Une fermeture administrative, c'est votre activité qui s'arrête du jour au lendemain — avec les salaires qui continuent de courir. Les délais de recours sont courts.

Maître Eizer SOUIDI accompagne de nombreux établissements confrontés à des décisions de fermetures administratives, notamment liées à des emplois illicites de main d'oeuvre étrangère ou encore en cas de risque de trouble à l'ordre, à la sécurité ou la salubrité publique.

La procédure est technique, nécessite une maîtrise des règles applicables et une réactivité certaine. Votre dossier peut être traité rapidement en cas d'urgence selon la stratégie employée.

Voici ce que vous devez faire dans les premières heures, à l'aide de votre avocat.

1. Qu'est ce qu'une fermeture administrative ?

La fermeture administrative est une mesure prise par le préfet ou le maire à l'encontre d'un établissement ne respectant pas la réglementation en vigueur. Contrairement à une sanction pénale, elle est appliquée immédiatement, sans jugement préalable.

Elle vise à protéger la santé publique, la sécurité des clients et des employés, ou l'ordre public. Sa durée varie selon la gravité des infractions constatées.

Les motifs principaux de fermeture administrative sont les suivants : 

  1. Hygiène et sécurité alimentaire : Défaut de conformité constaté lors d'un contrôle sanitaire. Manipulation incorrecte des aliments, installations insalubres, DLC dépassées.
  2. Travail illégal : Salarié non déclaré ou travailleur sans autorisation valide. Ce motif déclenche souvent des procédures pénales parallèles.
  3. Troubles à l'ordre public : Nuisances sonores répétées, violences, comportements délictueux dans ou aux abords de l'établissement.
  4. Infractions liées à l'alcool : Vente aux mineurs, vente hors horaires autorisés, ivresse manifeste tolérée.
  5. Danger structurel : Risque incendie, défaillance électrique, danger pour la sécurité des personnes.
  6. Licence non conforme : Licence expirée, modification non autorisée de l'usage des locaux.
  7. Non-respect de sanctions antérieures : Récidive après une première fermeture ou non-exécution de mesures correctives imposées.

La fermeture peut être décidée pour une durée variable : 

Infraction mineure / première offense : Quelques jours à une semaine, le temps de la mise en conformité.

Manquement grave ou récidive : Plusieurs semaines à 6 mois (Code de la santé publique).

Travail illégal / troubles répétés : Jusqu'à 1 an, notamment si l'arrêté est pris par le Ministère de l'Intérieur.

Danger immédiat : Fermeture sans préavis, durée indéterminée jusqu'à mise en conformité prouvée.

⚠ Attention, pendant toute la durée de fermeture, l'employeur reste tenu de verser les salaires. Les contrats de travail ne sont ni suspendus ni rompus.

La fermeture administrative d’un établissement intervient généralement à la suite d’un contrôle effectué par les autorités compétentes. Ces contrôles peuvent être réalisés par les services d’hygiène, l’inspection du travail, la police administrative ou tout autre organisme chargé de veiller au respect des réglementations applicables aux établissements recevant du public.

Lors de ces inspections, les autorités vérifient notamment le respect des règles relatives à l’hygiène alimentaire, la sécurité des consommateurs, la lutte contre le travail dissimulé, ainsi que les obligations en matière de sécurité et d’ordre public. Si des irrégularités sont constatées, l’administration peut engager une procédure pouvant conduire à une fermeture administrative de l’établissement.

L’avertissement préalable avant fermeture administrative

Lorsque les manquements relevés sont limités ou qu’il s’agit d’une première infraction, l’administration peut adresser à l’exploitant un avertissement ou une mise en demeure. Cette mesure permet à l'entreprise de disposer d’un délai pour corriger les irrégularités et mettre son établissement en conformité avec la réglementation.

Cette phase constitue une étape préventive importante. Elle donne au gérant la possibilité de régulariser sa situation et d’éviter une sanction plus lourde, telle que la fermeture administrative de 'établissement.

La décision de fermeture administrative par le préfet ou le maire

Lorsque les infractions sont graves, répétées, ou lorsque les mesures correctrices exigées n’ont pas été mises en œuvre dans le délai imparti, l’autorité administrative compétente — le plus souvent le préfet, et parfois le maire — peut décider de prononcer une fermeture administrative de l’établissement.

Cette décision est fondée sur une appréciation de la gravité des faits constatés et vise à protéger la santé publique, la sécurité des clients et des salariés, ainsi que l’ordre public.

Notification et conséquences de la fermeture administrative

La décision de fermeture administrative est notifiée au propriétaire ou au gérant du restaurant. Cette notification précise les motifs de la fermeture, ainsi que la durée de la mesure, qui peut varier selon la gravité des infractions.

À compter de cette notification, l’établissement doit immédiatement cesser son activité et ne peut plus accueillir de public pendant toute la durée de la fermeture administrative.

2. Fermeture administrative, que faire ?

La décision de fermeture administrative peut être motivée par divers motifs (non-respect des normes sanitaires, troubles à l'ordre public, etc.). Ces refus vous sont généralement notifiés avec des motifs spécifiques à votre situation, mais leur légalité peut être contestée.

La fermeture administrative est un acte administratif. Ce faisant, il est contestable devant les juridictions administratives.

Dès la réception de la décision de fermeture, une phase contentieuse s'ouvre. Vous disposez généralement d'un délai de deux mois pour contester la décision devant le Tribunal Administratif compétent.

Ce recours doit être fait par un avocat. Il est crucial de conserver toutes les preuves de dépôt et de réception, car la recevabilité de votre procédure future en dépend.

Si votre situation exige une réouverture rapide, il existe une voie d'urgence : le référé suspension. Dans ce cas, sous réserve d'établir l'urgence de votre situation et un doute sérieux sur la légalité de la décision, le Tribunal peut rendre une décision provisoire en urgence (dans un délai qui oscille généralement entre 1 semaine et 1 mois).

Dans des cas très spécifiques, il est également envisageable de saisir le Tribunal par la voie d'un référé liberté, procédure d'extrême urgence donnant lieu à une réponse, en principe, sous 48 H par le Tribunal.

3. Notre stratégie, soumettre un référé suspension en urgence.

Expert en contentieux public, je dispose d'une expertise de pointe en matière de contestation de fermetures administratives. Chaque année, j'accompagne de nombreux professionnels exposés à une décision de fermeture.

Ma clientèle habituelle est variée, incluant des restaurateurs, des commerçants, des gérants de bars, et d'autres professionnels dont l'activité est impactée par une mesure de fermeture administrative.

 

(a) Agir vite en cas d'urgence :

En matière de fermetures administratives, et en présence d'urgence, ma stratégie consiste généralement à introduire un référé suspension afin d'accélérer le traitement de la procédure par le Tribunal et obtenir une suspension rapide de la décision.

Le recours à cette procédure permet d'obtenir une décision dans un délai qui oscille généralement entre deux et quatre semaines. 

En cas d'extrême urgence, dans le cas où la fermeture est fondamentalement attentatoire à la liberté de travailler et d'entreprendre, et en situation d'extrême urgence, un recours en référé liberté peut également être introduit et donner lieu à une décision dans un délai de 48 heures par le Tribunal administratif. 

 

(b) Etayer le dossier au moyen de preuves solides :

Quel que soit le motif de fermeture administrative, l'expérience montre que dans la majorité des cas, ces motifs peuvent être contestés. La stratégie consiste donc à apporter l'ensemble des preuves utiles à faire annuler la décision de fermeture administrative en démontrant que l'appréciation portée sur votre dossier est erronée ou disproportionnée.

Par ailleurs, afin d'obtenir une décision en urgence par la voie du référé, un effort doit être porté à l'établissement de la situation d'urgence qui découle de la décision. 

Cette urgence peut prendre plusieurs formes. Souvent, il s'agira d'une urgence financière du fait du risque d'état de cessation des paiements. Nous faisons dans de nombreux cas précéder l'introduction de la procédure en référé par l'introduction d'une procédure de sauvegarde judiciaire au Tribunal de commerce afin d'étayer la délicatesse de la situation de l'entreprise devant le juge administratif. Le risque de perte d'emploi pour les salariés en cas de fermeture de l'entreprise, la dégradation de l'image auprès du grand-public et de clients créanciers ou fournisseurs est également un point d'attention.

À ce titre, il est important de rappeler que la preuve est libre mais qu'elle repose sur l'entrepreneur qui conteste la fermeture.

 

Vous avez des questions sur la procédure ou sur l'accompagnement ? Voici la liste des principales questions qui nous sont posées et les réponses qui sont apportées.

Je ne comprends pas le motif de la fermeture administrative.

Il s'agit généralement de la première remarque que fait le professionnel lorsqu'il appelle l'avocat.

Les décisions de fermeture peuvent être motivées par des raisons variées (sanitaires, sécurité, ordre public, non-conformité, etc.). Il est fréquent que le motif invoqué semble disproportionné ou mal justifié au regard de la situation réelle de votre établissement.

L'agent administratif qui prend la décision peut parfois interpréter strictement la réglementation sans prendre en compte les particularités de votre activité ou les efforts déjà déployés. Dans ces cas, les raisons invoquées peuvent masquer une application trop rigide de la loi.

Il ne faut donc pas seulement chercher à comprendre pourquoi l'administration a pris cette décision, mais plutôt comment démontrer le caractère erroné ou disproportionné de cette décision devant le tribunal pour la faire annuler ou suspendre.

Puis-je me mettre en conformité et demander la réouverture directement à l'administration ?

En théorie, vous le pouvez. Il est toujours possible de tenter de dialoguer avec l'administration pour démontrer que les problèmes ayant mené à la fermeture ont été résolus.

Dans les faits, les probabilités de réouverture rapide par cette voie sont parfois limitées, car l'administration, une fois une décision prise, peut être réticente à revenir dessus sans une pression légale. Un nouveau contrôle peut être diligenté, mais cela prend du temps.

De plus, si la décision de fermeture est manifestement illégale ou disproportionnée, le recours contentieux est souvent la voie la plus rapide et efficace pour obtenir une réouverture.

En conclusion, si vous projetez de résoudre les problèmes et demander une réouverture, il est souvent recommandé de paralléliser cette démarche avec un recours contentieux pour maximiser vos chances et accélérer le processus.

L'avocat est-il obligatoire ?

Non, mais il est fortement conseillé dès la réception de la décision de fermeture.

En effet, bon nombre de professionnels tentent de contester la décision eux-mêmes, puis en cas d'échec, sollicitent alors un avocat. Cela complique fondamentalement la procédure car l'avocat doit alors non seulement reprendre le dossier, mais aussi corriger d'éventuelles erreurs ou omissions juridiques ou factuelles commises initialement. Vous vous retrouvez alors à régler une note d'avocats plus lourde avec des probabilités d'issue favorables moindres.

Un avocat expert en droit administratif connaît les délais, les procédures et les arguments juridiques pertinents pour contester efficacement une décision de fermeture administrative et peut agir rapidement pour la suspension ou l'annulation de la mesure.

La procédure peut prendre longtemps ? Peut-elle être accélérée ?

La procédure de contestation classique d'une décision administrative peut prendre plusieurs mois.

En cas d'urgence, et pour obtenir une réouverture rapide de votre établissement, il est possible de saisir le Président du Tribunal administratif au moyen d'un référé suspension (dans la majorité écrasante des cas) donnant lieu à une réponse dans un délai de 1 à 4 semaines.

L'importance sera alors de motiver l'urgence de votre situation (perte d'exploitation, préjudice économique important, etc.) et de démontrer un doute sérieux quant à la légalité de la décision. Cette urgence étant appréciée strictement par le juge, il faut apporter des éléments concrets probants.

Quels sont les motifs de fermeture administrative possibles ?

Il existe un nombre important de motifs de fermeture administrative possibles. Ces motifs varient selon la nature de l'établissement et les réglementations applicables.

Les motifs principaux que l'on peut rappeler sont les suivants :

- Non-respect des normes sanitaires ou de sécurité : C'est un motif fréquent, notamment pour les restaurants et commerces alimentaires, ou les établissements recevant du public. Il peut s'agir de problèmes d'hygiène, de conformité des installations électriques, d'accessibilité, etc.

- Troubles à l'ordre public : Cela concerne souvent les bars, discothèques, ou lieux de rassemblement où des nuisances sonores, des bagarres, ou d'autres comportements illicites sont constatés.

- Travail dissimulé ou infractions au Code du travail : En cas de contrôle, la découverte de personnel non déclaré ou de graves manquements aux règles du travail peut entraîner une fermeture.

- Non-conformité aux règles d'urbanisme ou d'exploitation : L'établissement peut être fermé s'il ne respecte pas les autorisations d'urbanisme ou les conditions d'exploitation prévues par la licence ou l'autorisation administrative.

- Vente d'alcool à des mineurs ou dépassement des horaires autorisés : Pour les débits de boisson, ces infractions peuvent entraîner une fermeture administrative temporaire ou définitive.

La stratégie de votre avocat consiste à analyser précisément le motif invoqué par l'administration et à identifier les failles juridiques ou factuelles pour contester la décision.

Où se passe le contentieux ?

Le contentieux des fermetures administratives se déroule devant le Tribunal Administratif compétent pour le lieu où se situe l'établissement. Il s'agit d'une juridiction spécialisée qui examine la légalité des décisions prises par l'administration.

Nous intervenons devant tous les Tribunaux Administratifs en France.

Quelles sont mes chances de "gagner" suite au recours ?

Tout dépend :

  • du motif de la fermeture (sanitaire, sécurité, ordre public, etc.),
  • de la qualité du dossier et des éléments de preuve apportés,
  • de la stratégie juridique adoptée par l'avocat.
    Un avocat expérimenté en droit administratif peut identifier les leviers à activer pour augmenter les chances de succès, en particulier en démontrant la disproportion ou l'illégalité de la mesure.
  • Du moment où vous sollicitez l'avocat. Un avocat sollicité dès la réception de la décision pourra intervenir plus rapidement et efficacement pour sauvegarder vos droits et limiter les préjudices.

Quels sont les honoraires appliqués par Me Eizer Souidi ?

En matière de contentieux des fermetures administratives, Me Eizer Souidi applique une facturation forfaitaire fixe, favorable au client.

Les honoraires varient selon la complexité du dossier et les procédures engagées (recours au fond, référé suspension, etc.).

Les prix sont fixes et comprennent l'ensemble des frais de déplacement si bien que la facturation appliquée est particulièrement transparente pour le client.

Il n'y a pas d'honoraires complémentaires de résultat ni de facturation complémentaire au temps passé.

En cas de décision positive, l'État est généralement condamné à rembourser tout ou partie des frais de justice engagés par vos soins.

Eizer Souidi Avocat est une entreprise individuelle SIREN n°851 217 836

inscrit au Barreau des Hauts-de-Seine toque T190.

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